Je me suis rendu compte que je n'avais même pas ouvert mon ordi depuis 1 mois. Le dessin me manque. J'ai besoin de dessiner sur mon ordi, on dirait que c'est rendu presque vitale. Comme si m'ont ordi étais un vieil ami que je délaisse et que je redécouvre avec joie à chaque fois que l'envie me prend de griffonné quelques trucs. Et au contraire, la peinture ne me manque pas. Je n'ai plus peint depuis le feu. Pourtant, j'ai eu l'absolu besoin de tous rachetés. J'ai tout mon matériel neuf dans une boîte, mais je ne m'en sers pas. Par sa présence on dirait que ça me rassure, mais à chaque fois que j'ouvre ma boîte, je touche les tubes de peinture à l'huile, je lis les étiquettes une par une, je prends mes pinceaux un à un et j'ébouriffe les poils avec mon pouce, j'examine tout avec lenteur, mais je ne peux pas me résoudre à peindre. J'ai deux belles toiles vierges en plus qui n'attende que ça... On dirait que j'ai peur d'avoir perdu de l'expérience et que si je peints cela va vraiment me le confirmer. Mais les larmes coulent toutes seules et je referme la boîte et me disant, une prochaine fois peut-être... Je rêve vraiment régulièrement du feu. Je m'imagine dans une petite bulle d'air protectrice et je suis spectatrices du massacre de ma chambre. J'imagine, comment le feu s'est répandu, ce qu'il a lécher en premier, de quelle façon il évolue et s'attaquant stratégiquement à chaque chose qui m'était si chère. C'est complètement absurde. Mais mon deuil, il est fait, je commence à moins me souvenir de mes anciennes choses et je commence à beaucoup apprécier mon nouveau chez moi. J'aime mes nouveaux vêtements, j'aime mes nouveaux meubles, j'aime mon appartement. Et je regarde l'évolution sur moi-même et j'ai changé. Oui, j'ai la larme plus facile mais je me rends compte que dans les obstacles banals de la vie quotidienne, j'ai grandi et je vois les choses avec un merveilleux positivisme. Par exemple, la semaine dernière je me suis fait poquer la portière côté passager de ma voiture. Normalement, j'aurai hurlé et être de mauvaise humeur le reste de la journée... là, j'ai simplement haussé les épaules et de me dire : ''Bah, s'pa grave, c'est juste de la tôle...''. Ou au travail, j'ai brisé une pièce de carton, au lieu de me lamenter et de me traiter d'idiote pendant 1 heure, j'ai tout simplement éclaté de rire devant ma bêtise. C'est nouveau pour moi ce genre d'attitude. Je vois moins le feu de ma maison comme une destruction, mais comme un nouveau départ. Repartir de rien, de rien du-tout. J'ai un nouvel appart, un nouveau travail, de nouveau ami/e, un nouveau quotidien de vie ou routine. Je me suis adapté et je vais bien. Je vais mieux. Un an, ça passe tellement vite...
Dessin : Fait en 1 heure... 1 heures 30 min... J'ai fait vraiment du n'importe quoi tout le long. C'est comme si mon cerveau c'était abonné absent et que mes mains fessaient le travaille seule au hasard. Je n'ai pas choisi les couleurs, c'était au pif dans la barre d'utilisation. Le texte aussi, c'est du absolument n'importe quoi. J'ai pris des mots au hasard dans le magazine de sport qui était devant moi sur mon bureau de travail. Donc, ça ne veut rien dire, ça ne représente rien et il n'y a pas de sens caché... >_< Un dessin comme ça, pour passer le temps et assouvir mon besoin de faire clic clic sur une souris et d'avoir les yeux rivés sur un écran. ^_^